Terry Gilliam croit toujours à son Don Quichotte

samedi 4 septembre 2010 - 16:45 | Tournage
Le réalisateur Terry Gilliam veut toujours réaliser son film sur Don Quichotte (The Man Who Killed Don Quixote), malgré la " malédiction " supposée qui a fait avorter le projet à plusieurs reprises, a-t-il annoncé samedi au Festival du film américain de Deauville dont il est invité d'honneur.



" Je ne devrais pas être là aujourd'hui. Je devrais être en train de tourner. Mais Don Quichotte reste à l'ordre du jour et je suis en train de rechercher de nouveaux financements ", a déclaré à la presse le réalisateur américain naturalisé britannique, ancien membre de la troupe d'humoristes londoniens Monthy Python.

Gilliam, 69 ans, a dû renoncer au début de l'été à une nouvelle tentative d'adaptation du roman de Cervantès, annoncée à Cannes en mai, en raison d'un problème de financement. Le casting comprenait notamment Robert Duvall et Ewan Mcgregor, acteurs qu'ils a indiqué espérer conserver.

En 2000, Gilliam avait déjà interrompu un premier tournage en Espagne avec Jean Rochefort, Johnny Depp et Vanessa Paradis. Des intempéries avaient notamment détruit les décors et Rochefort, qui devait jouer Don Quichotte, souffrait d'une hernie discale l'empêchant de monter à cheval.

Le réalisateur a toutefois refusé d'évoquer une " malédiction " pesant sur l'oeuvre, à l'adaptation de laquelle Orson Welles avait lui aussi dû renoncer en son temps. " Je n'y crois pas. Au contraire, Don Quichotte me donne à réfléchir et à apprendre de mes erreurs ", a-t-il assuré samedi.
" Peut-être que la vraie malédiction serait de faire enfin le film. Beaucoup de gens l'attendent depuis si longtemps et se sont déjà fait leur propre Don Quichotte que le mien ne peut que les décevoir ", a-t-il plaisanté.

Plus sérieusement, Terry Gilliam a indiqué que malgré l'élection du démocrate Barack Obama à la présidence en 2008, il n'envisageait pas de reprendre la nationalité américaine, à laquelle il a renoncé en 2006 pour raisons fiscales, sur fond de guerres en Irak et en Afghanistan.
" Je suis devenu un ex-Américain sous George Bush. Obama représente un changement très important. Mais je n'ai plus très envie de payer pour des bombes et des balles. J'ai assez payé pour des bombes et des balles ces dernières années ", a-t-il déclaré.

Le Festival de Deauville, présidé par la comédienne Emmanuelle Béart, se tient jusqu'au 12 septembre.

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(4 Septembre 2010 - Afp)

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