Un drame malgache pour Alexander Abela

" Une équipe réduite permet d’être minoritaire. L’idée étant de se laisser imprégner par le village ". C’est ainsi qu’Alexander Abela conçoit le tournage de son nouveau film Souli. Depuis le 15 août et jusqu’au 22 septembre, le réalisateur et sa troupe s’installent sur l’île de Madagascar.

Souli (Makena Diop) est le gardien d’un conte ancestral, mémoire de l’âme de l’Afrique. Cet homme cultivé, écrivain de renom, se retire du monde en devenant marin. Autour de lui gravitent quatre autre personnages. Mona (Jeanne Antebi), une Française à la beauté diaphane qui partage la vie du poète. Yann (Aurélien Recoing) est nostalgique de l’époque des colonies et parcourt la côte avec son camion frigorifique en exploitant les pêcheurs de langoustes. Carlos (Eduardo Noriega), étudiant espagnol, est aveuglé par l’idée de pouvoir retranscrire le fameux conte. Et Abi (Fatou N’Diaye) est une jeune Africaine qui ne rêve que d’une chose : découvrir l’Europe avec son compagnon Yann.

À travers ce drame, le cinéaste désire montrer le rapport entre la réalité et l’apparence de la réalité. Aussi, il s’est inspiré d’Othello. Il s’était déjà adressé à Shakespeare pour son premier long-métrage. Makibefo était une adaptation de MacBeth avec les habitants d’un petit village malgache.

Pour tourner SOULI, Alexander Abela devrait utiliser les mêmes techniques. Le hameau dans lequel les prises de vue ont lieu sera un acteur à part entière. Les dialogues n’ont pas été finalisés afin de laisser une marge de création aux comédiens, et de gagner en spontanéité. De plus, l’équipe réduite (une quinzaine de personnes) permet de créer une vraie solidarité entre tous les membres. Le tournage de SOULI est donc plus qu’aventure, c’est une véritable expérience.

M.C.M. (19 août 2003)

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